Un enfant grandit sans père. L'absence est totale — pas de mort annoncée, pas d'explication, juste un vide en forme d'homme. 115 000 mots pour traverser les âges de cet enfant devenu adulte, et chercher une réponse à la question la plus courte du monde.
Un enfant grandit sans père. L'absence est totale — pas de mort annoncée, pas d'explication, juste un vide en forme d'homme. Le roman traverse les âges de cet enfant devenu adulte. Sa quête n'est pas géographique — il ne cherche pas un homme dans une ville. Il cherche une explication. Une vérité.
Au croisement de la philosophie confucéenne — le fils qui cherche son père cherche en réalité l'ordre du monde — et de la diaspora africaine, le roman pose une question universelle avec un ancrage profondément africain : peut-on se construire sur une absence ?
Le roman ouvre aussi une dimension multimédia : une série YouTube dont chaque épisode prolonge le roman dans le réel. 115 000 mots. La longueur d'une vie qu'on reconstruit morceau par morceau.
115 000 mots. C'est la longueur de ce roman. C'est aussi la longueur d'une vie qu'on reconstruit morceau par morceau quand on a grandi sans réponse à la question la plus simple du monde.
Des millions d'enfants africains de la diaspora portent cette question sans savoir comment la formuler. Pas comme une accusation. Pas comme une plainte. Juste comme un fait — un vide qui a une forme, qui a un poids, qui occupe de la place dans la façon dont on se tient debout.
Ce roman dit : tu n'es pas seul à porter ça. Et il dit aussi : on peut être solide même quand on est construit sur du vide. Peut-être surtout dans ce cas-là.
La question avait quatre mots. Kofi l'avait posée à sept ans, à onze ans, à seize ans. À chaque fois, sa mère regardait ailleurs. Pas avec honte. Avec quelque chose de plus compliqué que la honte — quelque chose qui ressemblait à de la fatigue de devoir expliquer ce qu'elle ne comprenait pas elle-même.
À vingt-huit ans, il avait arrêté de la poser à voix haute. Mais elle continuait à exister, quelque part entre sa gorge et sa poitrine, dans cet espace où les questions sans réponse finissent par faire leur maison.
Ce soir-là, dans son appartement de Montreuil, il regardait une photo. Pas une photo de son père — il n'en avait pas. Une photo de lui à sept ans, dans la cour de l'école. Il cherchait dans ses propres yeux quelque chose qu'il n'avait pas encore appris à nommer.
Papa, tu es où ?
La question avait quatre mots. Mais la réponse, il commençait à comprendre, en aurait peut-être cent quinze mille.
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