1935, Guizhou, Chine. Un nourrisson est confié à des commerçants pendant la Longue Marche de Mao. Via Singapour et Zanzibar, l'enfant grandit à Douala. Cinq parties. Quatre générations. 1935–2025. La Longue Marche camerounaise.
1935, Guizhou, Chine. Un nourrisson est confié à des commerçants sympathisants — les Wang — pendant la retraite de l'Armée Rouge. Via Singapour, Zanzibar, ils arrivent à Douala en 1940. L'enfant grandit entre mandarin et duala, entre philosophie confucéenne et sagesse bamiléké.
Mourante, Wang Deshi révèle tout — son origine, sa mère He Zizhen, son père Mao Zedong. Et son mandat : "Mao a libéré la Chine en s'appuyant sur les paysans. Toi, libère l'Afrique en t'appuyant sur son peuple."
Elle épouse le notable bamiléké Fotso Mathias. Elle fonde la Société des Ancêtres Rouges. Le roman couvre 1935–2025. Cinq parties. Quatre générations. La Longue Marche camerounaise — et le hashtag #NouvelleLongueMarcheAfricaine qui devient un mouvement continental.
En 1935, l'Armée Rouge de Mao Zedong entame la Longue Marche — retraite épique de 12 500 kilomètres. Pendant cette retraite, une femme accouche d'une petite fille dans des conditions impossibles.
L'enfant est confiée à des paysans. Ce roman pose une question : et si cet enfant avait survécu ? Et si la philosophie de libération maoïste avait rencontré la sagesse bamiléké au Cameroun ?
Deux philosophies de libération. Deux continents. Une femme au carrefour. Ce que ni Mao ni Confucius n'avaient prévu — c'est qu'une femme africaine pourrait prendre leur pensée, la planter dans une autre terre, et en faire quelque chose qu'aucun d'eux n'aurait imaginé.
La vieille femme mourut un mardi de saison sèche, avec la précision de ceux qui ont décidé de l'heure de leur départ.
Wang Chunhua était à son chevet depuis trois jours. Elle avait appris à lire la mort dans les yeux de sa mère adoptive — cette façon qu'avait Wang Deshi de regarder quelque chose que personne d'autre ne voyait, comme si elle lisait un texte écrit dans l'air.
— Il y a des choses que je t'ai cachées, dit la vieille femme en mandarin. Sa voix était étonnamment claire pour quelqu'un qui mourait.
Chunhua prit sa main. Elle avait quarante-deux ans. Elle croyait tout savoir de cette femme qui l'avait élevée entre Douala et les hauts plateaux bamilékés, entre le marché central et les réunions secrètes de la Société des Ancêtres Rouges.
— Ta mère s'appelait He Zizhen, dit Wang Deshi. Ton père s'appelait Mao Zedong. Et tu as un mandat.
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